Outil — Empreinte carbone

L'empreinte carbone de votre épargne : ordre de grandeur, pas audit

Renseignez votre épargne et sa répartition indicative entre grandes poches (actions, obligations, immobilier, livrets). L'outil ne produit pas un chiffre en kgCO2 — il situe, poche par poche, où le choix d'un fonds ISR ou bas-carbone change réellement la donne, et où il ne la change pas.

Méthodologie sourcée — PCAF, ADEME, Oxfam France / Carbon4 Finance

Montant total épargné (toutes enveloppes confondues)

0500 000 (saisie libre au-delà)

Assurance vie, PER, compte-titres, PEA, livrets… additionnez ce que vous voulez situer.

Répartition indicative par grande poche

Une estimation à la louche suffit — inutile d'aller chercher le détail de chaque support.

Actions & fonds diversifiés

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Obligations (entreprises & États)

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Immobilier (SCPI, foncières)

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Livrets & fonds monétaires

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Total renseigné : 100 %.

Votre répartition renseignée

Où se joue le levier sur votre épargne

Poches à fort levier ISR (actions + obligations)
30 000 €

60 % de votre épargne renseignée

Poche au levier « rénovation » (immobilier)
10 000 €

20 % de votre épargne renseignée

Poche non mesurée à ce jour (livrets, monétaire)
10 000 €

20 % de votre épargne renseignée

Ordre de grandeur pédagogique, pas un audit : cette page ne présente aucune projection de performance financière. Tout placement en actions, obligations, immobilier ou unités de compte comporte un risque de perte en capital.

Poche par poche

Intensité typique et poids réel du choix du fonds

Le principe, issu de la méthodologie PCAF utilisée par les sociétés de gestion et les banques pour mesurer leurs émissions financées : quand vous détenez une part d'un fonds qui finance une entreprise, un État ou un bien immobilier, on vous attribue une part de ses émissions, proportionnelle à la part que vous détenez dans sa valeur totale. Deux fonds « diversifiés » n'ont donc pas la même empreinte s'ils ne détiennent pas les mêmes sociétés.

Actions & fonds diversifiés

Intensité typique

Forte

Levier du choix ISR

Fort

Très hétérogène : l'intensité reproduit le poids des secteurs réellement détenus — énergie fossile, industrie lourde, aviation, mais aussi services numériques ou santé — au prorata de leur part dans le fonds ou l'indice suivi.

C'est la classe d'actifs où le choix du fonds change le plus la donne. Selon la méthodologie du PCAF (Partnership for Carbon Accounting Financials), l'épargnant se voit attribuer une part des émissions d'une entreprise proportionnelle à la part qu'il détient dans sa valeur totale : exclusions sectorielles, sélection « best-in-class » ou fonds affichant une trajectoire de décarbonation documentée peuvent réduire fortement cette part.

Obligations (entreprises & États)

Intensité typique

Moyenne

Levier du choix ISR

Modéré

Hétérogène selon l'émetteur : une obligation d'entreprise suit une logique proche des actions (financement direct de l'activité de l'émetteur) ; une obligation d'État est plutôt rattachée à l'empreinte du pays financé, qui varie peu d'un fonds à l'autre.

Le levier est réel sur les obligations d'entreprise (obligations vertes fléchant des projets identifiés, sélection ESG des émetteurs) mais plus limité sur la dette souveraine : son intensité suit surtout la trajectoire climatique du pays financé, pas le choix du fonds.

Immobilier (SCPI, foncières)

Intensité typique

Moyenne

Levier du choix ISR

Modéré

Portée essentiellement par l'énergie consommée par les bâtiments détenus (chauffage, électricité) — donc par leur étiquette de performance énergétique (DPE) plus que par une « activité économique » au sens classique.

Le principal levier est la rénovation énergétique du parc détenu, ou le choix d'actifs récents et performants — davantage que le seul intitulé « SCPI ISR » de la société de gestion.

Livrets & fonds monétaires

Intensité typique

Non mesuré

Levier du choix ISR

Non mesuré

Non mesurée à l'échelle du produit à ce jour : le standard PCAF ne couvre pas encore les dépôts bancaires de détail comme il couvre les actions ou les obligations cotées. L'argent déposé suit la politique de financement globale de l'établissement — ce que documentent, à l'échelle des banques (pas du produit individuel), des travaux comme ceux de Carbon4 Finance pour Oxfam France.

« Liquide » ne veut pas dire « neutre en carbone » : cela signifie surtout que la donnée n'est pas mesurée à l'échelle du produit. Pour les livrets réglementés (Livret A, LDDS), une part est centralisée par la loi à la Caisse des Dépôts, notamment pour financer le logement social — le reste suit la politique de financement générale de la banque.

Allocation « type marché » vs « bas-carbone / ISR »

Même poche, deux logiques de sélection très différentes

À répartition égale entre les quatre poches, ce n'est pas le nom de l'enveloppe qui fait varier l'empreinte carbone financée, mais la méthode de sélection des supports qui la composent. Voici, poche par poche, ce que change concrètement une sélection ISR/bas-carbone par rapport à une sélection générique.

PocheAllocation « type marché »Allocation « bas-carbone / ISR »
Actions & fonds diversifiésRéplique un indice large sans filtre : énergie fossile, aviation et industrie lourde y pèsent au prorata de leur poids dans l'indice.Exclusions sectorielles renforcées, approche « best-in-class » et fonds affichant une trajectoire de décarbonation vérifiable dans leur reporting SFDR.
Obligations (entreprises & États)Mix générique d'émetteurs d'entreprise et d'État, sans critère extra-financier de sélection.Obligations vertes (green bonds) fléchées vers des projets identifiés et émetteurs d'entreprise sélectionnés sur des critères ESG documentés.
Immobilier (SCPI, foncières)Parc bâti hétérogène, sans filtre sur la performance énergétique des actifs détenus.SCPI ciblant la rénovation énergétique ou des actifs récents, avec un reporting DPE consultable auprès de la société de gestion.
Livrets & fonds monétairesPolitique de financement de l'établissement, non choisie ni connue de l'épargnant.Établissements publiant une politique de financement engagée (ex. sortie progressive du financement des énergies fossiles) — à vérifier établissement par établissement, la donnée n'étant pas encore normée pour ce type de produit.

Méthodologie, sources et limites

Il n'existe pas, à notre connaissance, de coefficient officiel et audité convertissant « 1 € placé en actions » ou « 1 € placé en obligations » en un nombre de kgCO2e valable pour tout épargnant : l'empreinte réelle dépend entièrement des sociétés, États ou biens immobiliers effectivement détenus par les fonds choisis — pas de la seule catégorie d'actif. C'est pourquoi cet outil raisonne en échelle qualitative (faible / moyenne / forte, et fort / modéré / limité pour le levier du choix ISR) plutôt qu'en chiffre inventé.

Cette échelle s'appuie sur la logique de trois références publiques : le standard PCAF (Partnership for Carbon Accounting Financials), qui structure la comptabilisation des émissions financées par classe d'actifs (actions cotées, obligations d'entreprise et souveraines, immobilier, prêts) selon une logique d'attribution proportionnelle ; la Base Empreinte® de l'ADEME, base publique française de facteurs d'émission par secteur d'activité, parfois utilisée en complément pour estimer l'intensité carbone d'un secteur financé ; et le rapport « Banques et climat : le désaccord de Paris » d'Oxfam France (octobre 2021), qui applique la méthodologie Carbon Impact Analytics de Carbon4 Finance aux six principales banques françaises et illustre concrètement que l'argent déposé — y compris sur des produits d'épargne réglementée — finance des émissions qui ne sont pas nulles, même si elles restent aujourd'hui peu visibles pour l'épargnant individuel.

Limites à garder en tête : ces trois références mesurent des empreintes à l'échelle d'un fonds, d'un secteur ou d'une banque — jamais celle de « votre épargne » prise isolément, qui dépendrait du détail exact des supports que vous détenez, du document d'informations clés (DIC) de chacun et du rapport SFDR du fonds. Les méthodes d'attribution elles-mêmes font débat (par exemple, pour la dette souveraine, l'attribution « par PIB » ou « par dette » ne donnent pas le même résultat), et une approche qui rapporterait un stock d'épargne à un flux annuel d'émissions macroéconomiques — sans tenir compte de ce que finance réellement chaque support — est elle-même contestée méthodologiquement. Cet outil ne calcule donc aucun chiffre de ce type.

Ce que cet outil ne fait pas

  • Il ne calcule pas une empreinte carbone certifiée par fonds : cela suppose l'inventaire de portefeuille et le reporting SFDR de chaque support réellement détenu.
  • Il ne note pas vos placements actuels comme « bons » ou « mauvais » — il situe des ordres de grandeur qualitatifs, jamais un verdict.
  • Il ne remplace pas un bilan carbone réalisé par un professionnel indépendant selon la méthode Bilan Carbone®.
  • Sa restitution est une piste de lecture, pas une recommandation : seul un échange avec un conseiller permet de la rapprocher de votre situation réelle.

Pour comprendre ce que garantit vraiment un fonds « vert » avant de changer votre répartition, utilisez notre décodeur de labels ; pour projeter une épargne dans le temps, frais et fiscalité inclus, utilisez le simulateur de projection.

Aller plus loin

Discutons de ce que financent vos placements actuels

Cet outil situe des ordres de grandeur qualitatifs. Un échange avec un conseiller permet de regarder le détail réel de vos contrats et d'obtenir des pistes de réallocation, sans engagement.