Premier rendez-vous : offert
Un bilan patrimonial complet de 45 à 60 minutes, offert et sans engagement. Vous repartez avec une lecture claire de votre situation et de vos exigences extra-financières, même si nous ne travaillons jamais ensemble.
Rémunération & transparence
Le guide le plus complet que nous connaissions sur la façon dont un conseiller en gestion de patrimoine gagne sa vie en France — appliqué à notre propre cabinet, chiffre par chiffre, sans détour.
Vous êtes probablement arrivé sur cette page avec une question simple, et parfois inavouée : « si ce cabinet ne me facture rien directement, qui le paie, et est-ce que cela influence ce qu'on va me proposer ? » C'est une excellente question. C'est même la bonne question à poser à n'importe quel conseiller financier avant de lui confier quoi que ce soit.
Elle se pose avec une acuité particulière ici. Ce site passe son temps à examiner les promesses des autres — ce qu'un label garantit vraiment, ce qu'un fonds « vert » détient réellement. Un site qui vous parle d'éthique vous doit d'abord cette transparence-là, appliquée à lui-même : il serait incohérent de traquer le flou des brochures en entretenant le flou sur notre propre modèle économique. Nous avons donc écrit cette page pour répondre en entier — pas en trois lignes rassurantes, mais avec le niveau de détail que le sujet mérite.
Notre engagement
Pendant des années, nous avons opéré au sein de réseaux qui taisaient leurs marges. Nous avons construit ce cabinet — et ce site — pour faire l'inverse.
Avant d'être spécialistes de l'investissement responsable, nous sommes conseillers en gestion de patrimoine, au sein d'EXP Capital (ORIAS n° 25005915, vérifiable sur www.orias.fr) — une structure qui nous donne accès à des conditions tarifaires négociées auprès de nos partenaires assureurs, que nous vous répercutons intégralement. La rigueur que nous demandons aux fonds — prouver, pas proclamer — commence par notre propre grille de rémunération.
Nos 4 règles
Un bilan patrimonial complet de 45 à 60 minutes, offert et sans engagement. Vous repartez avec une lecture claire de votre situation et de vos exigences extra-financières, même si nous ne travaillons jamais ensemble.
Par défaut, vous ne réglez aucun honoraire à notre cabinet. Notre rémunération est assurée par nos partenaires (compagnies d'assurance, sociétés de gestion, opérateurs) — comme le fait un courtier en crédit immobilier.
Pour des missions très spécifiques (audit de transmission, bilan retraite chiffré, optimisation fiscale complexe), nous proposons une lettre de mission tarifée — uniquement à votre demande, et toujours après devis.
Sur certaines solutions (assurance vie, PER), la marge de manœuvre sur les frais d'entrée nous revient en partie — nous avons choisi de la plafonner à une grille dégressive plutôt que de la maximiser. Sur les autres solutions, le prix est fixé par le partenaire et identique en direct.
Solution par solution
Les chiffres ci-dessous sont les nôtres. Pour la plupart des solutions (SCPI, immobilier, Girardin), la grille est fixée par le partenaire et strictement identique en direct. Pour l'assurance vie et le PER, les frais de gestion sont fixés par la compagnie, mais les frais d'entrée relèvent d'une marge de manœuvre que le courtier — donc nous — peut moduler dans une fourchette autorisée. Nous l'avons plafonnée à une grille dégressive plutôt que de la maximiser : c'est un choix que nous assumons et détaillons en section 6 de notre guide de rémunération.
Les frais de gestion sont prélevés par la compagnie d'assurance sur l'encours — ils financent la tenue du contrat, l'arbitrage en ligne, le reporting, et notre suivi continu.
Le PER bénéficie d'une grille de frais de gestion légèrement plus douce que l'assurance vie chez nos partenaires.
Les rétrocessions sur les supports logés dans un contrat varient selon les fonds : elles sont financées par les frais courants de chaque support, qui diffèrent fortement entre un ETF indiciel ISR et un fonds actif thématique. Nous ne publions pas de taux fonds par fonds ici — l'univers exact de supports de nos contrats est en cours de consolidation — mais les frais courants de chaque support figurent dans son DIC, que nous commentons avec vous avant toute souscription. L'asymétrie que cela crée est détaillée sans détour en section 8 du guide ci-dessous.
Les frais d'entrée SCPI sont les seuls à nous rémunérer — il n'y a aucune commission de gestion annuelle pour le cabinet. Au-delà de 100 000 € investis, nous vous reversons 2 % sous forme de cashback.
Le Girardin industriel est un montage de défiscalisation outre-mer (loi Lodeom). La commission est intégrée au montage et identique en direct.
La commission est toujours incluse dans le prix d'acquisition affiché par l'opérateur. Elle varie selon le programme et la typologie de bien — nous vous indiquons le montant exact avant toute signature.
Avant de nous rencontrer
Nos outils en libre accès projettent votre épargne frais réels inclus, décodent ce que chaque label garantit vraiment, ou estiment l'empreinte carbone de vos placements actuels. Ils donnent des pistes, sans inscription forcée — avant même de nous parler.
Le guide complet
Treize sections pour comprendre, dans le détail, comment un conseiller en gestion de patrimoine gagne sa vie en France — et comment nous, précisément, avons construit notre modèle.
Introduction
La plupart des sites de conseillers en gestion de patrimoine consacrent une ligne à leur rémunération, généralement en bas de page, en petits caractères. Nous avons fait le choix inverse : lui consacrer l'une des pages les plus longues de notre site.
Ce choix n'est pas cosmétique. Dans notre expérience, la question de la rémunération est celle qui pèse le plus lourd — souvent silencieusement — dans la décision de faire confiance ou non à un conseiller. Un épargnant qui ne comprend pas comment son conseiller est payé ne peut pas juger, en connaissance de cause, si une piste le sert lui ou sert la commission. Cette incertitude, légitime, mérite une réponse complète plutôt qu'une phrase rassurante.
Il y a une raison supplémentaire, propre à ce site. La première question qu'un lecteur averti pose à un média, un comparateur ou un cabinet qui parle d'investissement « responsable », c'est : qui vous paie ? Et il a raison de la poser — une partie du greenwashing de l'épargne se niche exactement là, dans des mises en avant rémunérées qui ne se présentent pas comme telles. Nous appliquons donc à notre propre modèle la discipline que nous réclamons aux fonds : documenter, sourcer, laisser le lecteur juger.
Notre objectif ici n'est pas de vous convaincre que notre modèle est le meilleur. Il est de vous donner tous les éléments pour comprendre comment fonctionne cette industrie — la nôtre comme celle de nos confrères — afin que vous puissiez juger par vous-même, avec des faits, pas avec des slogans.
Notre position
Nous avons longtemps exercé au sein de structures où la rémunération du conseiller n'était jamais mentionnée au client — ni son montant, ni son origine, ni la façon dont elle pouvait, en théorie, orienter une proposition. Ce silence n'était pas illégal : la réglementation impose une information sur les coûts avant la souscription d'un produit précis, pas une transparence globale et proactive sur le modèle économique du cabinet. Mais ce silence nous a toujours semblé être un manque de respect envers le client.
Placement-éthique.fr est né de cette conviction, appliquée au champ de l'investissement responsable : un épargnant qui veut que son argent serve ses valeurs mérite, sur la rémunération de son conseiller, une transparence au moins égale à celle qu'il exige des fonds dans lesquels il investit. C'est un engagement que nous tenons de trois façons concrètes.
Ce que cet engagement ne signifie pas
Le cadre général
Il n'existe pas un modèle unique de rémunération pour les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) en France. Trois grandes familles coexistent, chacune avec sa propre logique économique.
Le client règle directement le cabinet — au forfait, à l'heure, ou en pourcentage du patrimoine conseillé. Certains cabinets fee-only s'engagent en outre à reverser intégralement au client toute rétrocession qu'ils percevraient malgré tout des partenaires, pour éliminer toute ambiguïté. L'avantage : la rémunération du conseiller ne dépend d'aucune solution en particulier, ce qui réduit un type de biais. La limite : le coût est immédiat et visible dès le premier euro, ce qui peut freiner l'accès au conseil pour les patrimoines modestes ou en construction.
Le client ne règle rien directement au cabinet. Le conseiller, agissant comme courtier ou apporteur d'affaires, perçoit une rétrocession de la part du partenaire distribué — assureur, société de gestion, opérateur. C'est le modèle le plus répandu en France pour l'assurance vie et les SCPI, et c'est le modèle que nous avons choisi par défaut. L'avantage : l'accès à l'accompagnement est ouvert dès les premiers montants investis. La limite théorique : la rémunération dépend de la souscription effective d'une solution, ce qui peut, en théorie, inciter à proposer de faire plutôt que de ne rien faire — nous détaillons ce point sans détour en section 8.
De nombreux cabinets, dont le nôtre, combinent les deux : rémunération par défaut via rétrocessions pour l'accompagnement standard, et honoraires ponctuels pour des missions spécifiques (audit patrimonial complexe, structuration de transmission, bilan retraite chiffré) qui exigent un travail d'analyse indépendant du fait qu'une solution soit ou non souscrite ensuite.
| Modèle | Qui paie le conseiller | Point fort | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Honoraires | Le client, directement | Rémunération indépendante de la solution choisie | Coût visible dès le premier euro |
| Rétrocessions | Le partenaire distribué | Accès à l'accompagnement sans barrière financière | Rémunération liée à la souscription effective |
| Hybride | Les deux, selon la mission | S'adapte à la nature de chaque demande | Modèle plus complexe à expliquer clairement |
Notre modèle
Trois faits, dans l'ordre où ils s'appliquent réellement.
Premièrement, vous ne réglez rien directement à notre cabinet pour l'accompagnement standard — ni au moment du premier échange, ni au moment de la souscription, ni ensuite pour le suivi annuel. Aucune facture ne vous est adressée dans ce cadre.
Deuxièmement, ce sont nos partenaires qui nous rémunèrent — compagnies d'assurance, sociétés de gestion de SCPI, opérateurs immobiliers et Girardin — sous forme de commissions prévues contractuellement dans nos conventions de distribution. Les tableaux détaillés plus haut sur cette page vous montrent exactement le taux appliqué pour chaque famille de solutions — et, pour les supports au sein d'un contrat, la logique qui détermine si une rétrocession existe ou non.
Troisièmement, cette rémunération n'est pas ponctuelle et sans suite : notre cabinet vous accompagne dans la durée — suivi annuel, vérification que les critères extra-financiers de vos supports tiennent dans le temps, révision de votre clause bénéficiaire, arbitrages en cas d'événement de vie. Une partie de la commission perçue (en particulier la part récurrente sur l'assurance vie et le PER) rémunère précisément ce travail de suivi, pas seulement l'acte de souscription initial.
Exception : la lettre de mission
Pédagogie
Une rétrocession est la part des frais que vous réglez déjà — frais d'entrée, frais de gestion annuels, frais courants d'un support — qu'une compagnie d'assurance ou une société de gestion reverse à l'intermédiaire qui vous a apporté et qui vous accompagne. Ce n'est pas un frais supplémentaire ajouté à votre facture : c'est une répartition, en interne, d'un flux qui existe de toute façon.
Pensez à un billet d'avion acheté via une agence de voyage plutôt que directement sur le site de la compagnie aérienne. Le prix affiché est identique dans les deux cas — la compagnie a intégré, dans son prix « catalogue », une commission de distribution qu'elle reversera à l'agence si vous passez par elle. Vous ne payez pas l'agence en plus : vous payez le même prix, et l'agence est rémunérée sur la part déjà prévue dans ce prix. Le mécanisme des rétrocessions fonctionne de manière structurellement identique dans la gestion de patrimoine — à une nuance près sur l'assurance vie et le PER, où l'agence (donc nous) conserve une marge de manœuvre sur une partie du prix. Nous détaillons cette nuance en section 6.
Prenons une assurance vie avec 1 % de frais de gestion annuels sur l'encours. Sur ce 1 %, une compagnie d'assurance type reverse une fraction à l'intermédiaire qui a apporté et suit le client — le reste finance la gestion administrative et technique du contrat par la compagnie elle-même. Le taux exact de reversement varie selon les compagnies et les conventions ; ce qui compte pour vous, c'est que le total des 1 % que vous réglez ne change pas, que vous soyez accompagné ou non.
Le même mécanisme existe à l'étage des supports : les frais courants d'un fonds — ceux que vous voyez dans son DIC — peuvent inclure une part reversée au distributeur. C'est précisément ce qui crée l'asymétrie entre fonds peu chargés et fonds très chargés que nous détaillons en section 8.
Le terme technique
La question directe
La réponse honnête demande de distinguer deux mécaniques, car elles ne fonctionnent pas de la même façon.
Pour la SCPI, l'immobilier direct et le Girardin, le prix est fixé par le partenaire dans une grille publique, identique que vous passiez par nous ou en direct : notre rémunération est prélevée sur un flux qui existe indépendamment de notre intervention, vous ne réglez rien de plus.
Pour l'assurance vie et le PER, la réalité est plus nuancée — et nous préférons vous le dire plutôt que de le simplifier à l'excès. Les frais de gestion annuels sont fixés uniformément par la compagnie d'assurance, quel que soit l'intermédiaire. Les frais d'entrée, en revanche, relèvent d'une fourchette que le courtier — donc notre cabinet — a la possibilité de moduler, jusqu'à un plafond fixé par la compagnie. Nous aurions techniquement la latitude d'appliquer systématiquement le taux maximal autorisé. Nous avons choisi l'inverse : une grille dégressive et plafonnée (1 % jusqu'à 200 000 €, 0,50 % jusqu'à 400 000 €, 0 % au-delà), identique pour tous nos clients, sans négociation au cas par cas qui favoriserait les plus habiles à négocier au détriment des autres.
Ce que vous gagnez en passant par nous n'est donc pas seulement un prix comparable au direct — c'est aussi une marge que nous nous imposons de plafonner, plus l'accompagnement, la vérification extra-financière en amont, et le suivi. Des éléments qui ont une valeur réelle, même s'ils ne figurent pas tous sur une ligne de frais séparée.
Calibrer un versement PER sur votre tranche marginale d'imposition, arbitrer entre deux enveloppes selon votre horizon, rédiger une clause bénéficiaire qui protège vraiment votre famille : ces arbitrages ont une valeur réelle non facturée séparément.
Lire les DIC, les reportings SFDR et les méthodologies de labels avant d'ouvrir une piste ; vérifier ce qu'un fonds « responsable » détient réellement plutôt que de relayer sa brochure : c'est le cœur de notre travail, et il se fait en amont, sans ligne de facturation.
Revue annuelle de l'allocation, surveillance des labels (validité, renouvellement) et des classifications SFDR de vos supports, révision de la clause bénéficiaire à chaque changement de situation : un accompagnement dans la durée, pas une transaction isolée.
Une nuance mérite d'être ajoutée : certains distributeurs pratiquent le modèle « fee-only sans rétrocession », en reversant au client la part normalement destinée à l'intermédiaire, contre le paiement d'honoraires directs. Selon les montants en jeu et la structure exacte de leurs honoraires, ce modèle peut, dans certains cas, s'avérer légèrement moins coûteux — ou légèrement plus coûteux — que le nôtre. Cela dépend de votre situation précise, pas d'une règle générale.
Le point de vue du partenaire
Une compagnie d'assurance ou une société de gestion pourrait théoriquement vendre uniquement en direct, sans intermédiaire, et garder l'intégralité de ses marges. Si elle choisit malgré tout de rémunérer des conseillers, c'est parce que ce canal de distribution lui apporte un travail qu'elle ne réalise pas elle-même.
Trois exemples concrets, issus de notre pratique, illustrent la valeur de ce travail.
Un épargnant dans la tranche marginale d'imposition de 11 % qui verse 300 € par mois sur un PER économise environ 33 € d'impôt par mois — au prix d'un blocage jusqu'à la retraite. Le même versement sur une assurance vie donne accès aux mêmes supports responsables, sans blocage, avec une fiscalité avantageuse après 8 ans. Sans accompagnement, cet arbitrage est souvent fait dans le mauvais sens.
Une assurance vie transmet, pour les capitaux issus de primes versées avant 70 ans, jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire en franchise du prélèvement spécifique. Une clause mal rédigée — bénéficiaires flous, clause jamais mise à jour — peut faire perdre tout ou partie de cet avantage. Une phrase bien écrite, revue à chaque événement familial, protège concrètement les vôtres.
Un fonds choisi pour son label peut ne pas le renouveler, être reclassé d'Article 9 vers Article 8, ou infléchir sa stratégie. Sans suivi, l'épargnant continue de détenir — parfois pendant des années — un support qui ne correspond plus au critère qui avait motivé son choix. La revue annuelle sert exactement à détecter cela.
Le sujet qui compte vraiment
C'est la question centrale de cette page, et nous refusons d'y répondre par une pirouette. La réponse honnête tient en trois temps : la tentation structurelle existe ; elle prend, dans l'univers des fonds responsables, une forme précise que peu de cabinets détaillent ; et un résidu de biais subsiste, que nous préférons nommer plutôt que taire.
Structurellement, une tentation existe. Tout conseiller rémunéré à la souscription — nous inclus — fait face, en théorie, à un biais possible : proposer de faire quelque chose plutôt que de ne rien faire, ou privilégier, à situation équivalente, une solution qui rémunère davantage. Prétendre que ce biais n'existe nulle part dans notre industrie serait malhonnête. Nous préférons le nommer plutôt que le nier.
Voici un point que nous n'avons vu détaillé presque nulle part, et qui mérite de l'être : à l'intérieur d'une même assurance vie ou d'un même PER, tous les supports « responsables » ne rémunèrent pas le cabinet de la même façon — parce que la rétrocession éventuelle est financée par les frais courants de chaque support, et que ces frais varient fortement d'un type de fonds à l'autre.
Les fonds indiciels ISR (ETF), dont les frais courants sont faibles, ne versent dans l'immense majorité des cas quasiment aucune rétrocession récurrente au cabinet qui les a proposés. Les fonds à gestion active — y compris labellisés ISR ou Greenfin, y compris classés Article 8 ou 9 — portent des frais courants plus élevés, qui permettent, eux, une rétrocession au distributeur.
Il faut être précis sur ce que cela implique. À stratégie et univers d'investissement comparables, un support plus chargé en frais part chaque année avec un handicap de performance nette égal à ce surcoût — et c'est pourtant lui qui rémunère le mieux notre cabinet à l'euro investi. Il n'y a pas, ici, de mécanisme qui annulerait automatiquement ce conflit d'intérêts potentiel. Un contrepoids structurel existe néanmoins : notre rémunération récurrente sur l'assurance vie et le PER est assise sur l'encours de votre contrat. Des supports moins chargés laissent, toutes choses égales par ailleurs, davantage de performance nette dans votre contrat — donc un encours qui croît plus vite, et c'est cet encours qui alimente notre rémunération sur la durée d'une relation de plusieurs années. Cet alignement de long terme est réel, mais partiel : il ne compense pas mécaniquement l'écart de rétrocession immédiat, et nous ne vous dirons pas le contraire.
Une précision utile pour la suite de vos lectures : ni un label (ISR, Greenfin, Finansol), ni une classification SFDR ne modifie en soi notre rémunération. Ce sont les frais courants du support qui la déterminent. Le « niveau d'éthique » affiché d'un fonds et son niveau de rétrocession sont deux variables indépendantes — un fonds peut être exigeant et peu chargé, médiocre et très chargé, ou l'inverse.
C'est le garde-fou qui compte le plus, précisément parce que l'argument précédent est structurel et non absolu. Notre premier rendez-vous part systématiquement de vos objectifs, votre horizon, votre fiscalité, votre situation familiale — et de vos exigences extra-financières précises : secteurs exclus, causes prioritaires, niveau de preuve attendu. Le choix entre gestion indicielle et gestion active se justifie ensuite par des critères documentables — profondeur de la méthodologie d'exclusion, pratique réelle d'engagement actionnarial, qualité du reporting extra-financier, frais courants — jamais par le taux de rétrocession. Certaines exigences (fonds thématiques, épargne solidaire) ne peuvent être servies que par des fonds actifs plus chargés ; d'autres situations appellent une ossature indicielle à bas coût. Dans les deux cas, le raisonnement figure noir sur blanc dans la synthèse écrite que nous vous remettons — vous pouvez donc vérifier qu'il ne repose jamais sur notre rémunération.
Une part significative de nos nouveaux clients nous sont adressés par d'anciens clients. Une piste mal calibrée qui satisferait une commission ponctuelle, mais desservirait votre intérêt, coûte structurellement plus cher à notre cabinet sur la durée qu'elle ne lui rapporte une seule fois. Sur un site dont le positionnement entier repose sur la chasse au greenwashing, ce mécanisme est encore plus brutal : notre crédibilité est notre seul actif.
Des biais plus subtils demeurent, et nous préférons les nommer : celui de proposer une action plutôt que l'inaction ; celui de la marge que nous conservons la possibilité de moduler sur les frais d'entrée d'assurance vie et de PER (voir section 6) ; celui de privilégier, à qualité équivalente, un partenaire dont les outils sont plus simples à mettre en œuvre ; et l'asymétrie de rétrocession entre supports décrite ci-dessus, qui ne disparaît pas parce qu'elle est documentée. C'est pour limiter ces biais que nous formulons explicitement, à chaque premier rendez-vous, la possibilité de ne rien souscrire — et que nous publions, sur cette page, précisément ce que nous préférerions parfois ne pas devoir détailler.
En résumé, sans détour
L'autre modèle
Un cabinet qui choisit le modèle honoraires (fee-only) ne fait pas un choix moins légitime que le nôtre — il répond à une logique différente, avec ses propres avantages.
En facturant directement le client plutôt qu'en percevant des rétrocessions, ce type de cabinet élimine par construction tout lien entre sa rémunération et la solution retenue : il est payé pour son analyse, que vous souscriviez ou non, quel que soit le produit finalement choisi. Cette indépendance a un prix visible et immédiat — mais elle offre une clarté que le modèle courtage ne peut pas égaler sur ce point précis.
Ce modèle convient particulièrement bien aux situations où le conseil lui-même est le produit principal : audit patrimonial global sans souscription immédiate, arbitrage entre plusieurs stratégies déjà en place, mission de structuration complexe. C'est d'ailleurs pour ce type de situations que nous proposons, nous aussi, une lettre de mission tarifée — sans en faire notre modèle par défaut.
Une confusion fréquente
Aucun cabinet sérieux ne « travaille sans être rémunéré ». Quand un site affiche un accompagnement présenté comme entièrement dénué de coût, cela signifie presque toujours que sa rémunération provient exclusivement de rétrocessions — exactement notre cas — mais que cette information n'est simplement pas détaillée aussi explicitement que sur cette page.
Ce n'est pas nécessairement une tromperie délibérée : beaucoup de cabinets considèrent, à tort selon nous, que cette précision relève du détail technique plutôt que d'une information essentielle à la confiance. D'autres, plus rarement, entretiennent volontairement l'ambiguïté pour éviter la question du conflit d'intérêts potentiel.
Notre position : un accompagnement « sans facture directe » n'est jamais un accompagnement « sans rémunération ». Il est simplement rémunéré par un tiers plutôt que par vous — ce qui mérite d'être expliqué, pas seulement mentionné en passant. Le lecteur qui a appris à se demander « qui paie ? » devant un fonds « vert » devrait se poser exactement la même question devant un conseiller « gratuit ». Nous préférons y avoir répondu avant qu'il ne la pose.
Vue d'ensemble
Un tableau vaut souvent mieux qu'un paragraphe pour ce genre de question. Voici, pour chaque type de flux financier qui peut exister dans notre relation, qui règle quoi, à qui cela va, et où vous pouvez le vérifier vous-même.
| Type de flux | Qui paie | Qui reçoit | Où le vérifier |
|---|---|---|---|
| Frais d'entrée sur un versement (assurance vie, PER) | Vous, prélevés une fois sur le montant versé | Partagés entre la compagnie d'assurance et notre cabinet | Bulletin de versement, tableau de frais du contrat |
| Frais de gestion annuels (assurance vie, PER) | Vous, prélevés chaque année sur la valorisation de votre épargne | Majoritairement la compagnie d'assurance ; une part est rétrocédée à notre cabinet | Relevé annuel, Document d'Informations Clés (DIC) de chaque support |
| Frais courants des supports (ETF ISR, fonds actifs) | Vous, déduits en continu de la valeur de chaque support — que vous soyez accompagné ou non | La société de gestion du fonds ; sur les fonds les plus chargés, une part peut être rétrocédée à notre cabinet | DIC de chaque support, rubrique « coûts au fil du temps » |
| Frais d'entrée (SCPI) | Vous, prélevés à la souscription — identiques en direct | Société de gestion, dont une part rétrocédée à notre cabinet (+ cashback à vous au-delà de 100 000 €) | Bulletin de souscription, note d'information de la SCPI |
| Commission Girardin, immobilier direct | Intégrée dans le montage ou dans le prix affiché — pas un supplément que vous réglez à part | L'opérateur, dont une part rétrocédée à notre cabinet | Grille publique de l'opérateur partenaire |
| Honoraires de mission (lettre de mission) | Vous, réglés directement à notre cabinet, sur devis accepté | Exclusivement notre cabinet | Devis puis facture — uniquement si vous en faites la demande |
| Premier échange, bilan patrimonial initial | Personne — aucune facture n'est émise pour cet échange | Aucune rémunération n'est générée à ce stade, quelle que soit l'issue du rendez-vous | — |
En pratique
Pour que la question de la rémunération ne reste pas abstraite, voici précisément à quel moment, dans le déroulé réel d'un accompagnement, chaque étape se situe — et à quel moment, exactement, un flux financier apparaît pour la première fois.
Vous nous écrivez via le formulaire de contact ou par email. Nous vous proposons un créneau pour le premier échange, généralement sous 48 heures ouvrées.
Un bilan patrimonial et une cartographie de vos exigences extra-financières : secteurs que vous refusez de financer, causes que vous voulez soutenir, niveau de preuve que vous attendez d'un fonds « responsable ». Nous partons de vos objectifs (projet immobilier, retraite, transmission, réduction d'impôt) et de votre situation réelle. Aucune vente à ce stade — nous cartographions.
Nous vous adressons une synthèse écrite : priorités identifiées, scénarios envisageables, ordre de grandeur des montants et des enveloppes concernées, et le raisonnement extra-financier qui justifie chaque piste. S'il existe plusieurs façons légitimes de structurer votre situation, nous vous les présentons toutes — avec leurs avantages et leurs limites. Cette synthèse est l'avis écrit d'un conseiller humain qui a lu votre dossier, pas la sortie d'un algorithme.
Vous prenez le temps qu'il vous faut. Rien ne vous engage à ce stade, et aucune relance commerciale insistante ne suit notre synthèse. Si vous choisissez de ne pas donner suite, cela ne change rien à la qualité de ce que vous avez reçu.
Si vous décidez d'avancer, nous constituons le dossier avec vous : signature électronique, pièces justificatives, versement initial. C'est à ce moment précis — et seulement à ce moment — qu'un flux financier entre le partenaire et notre cabinet est déclenché.
Vous recevez vos accès à l'espace client de la compagnie d'assurance ou de la société de gestion partenaire. Nous restons votre point de contact unique pour toute question, même technique, même après la souscription.
Revue de votre allocation, et vérification que les critères extra-financiers de vos supports tiennent dans le temps : labels toujours en cours de validité (un label se renouvelle par audit et peut être perdu), classification SFDR inchangée (les reclassements d'Article 9 vers Article 8 existent et sont documentés), stratégie du fonds fidèle à sa promesse initiale. Nous révisons aussi votre clause bénéficiaire en cas de changement de situation familiale.
Versements complémentaires, arbitrages, événements de vie, rachats partiels, transmission : nous vous accompagnons sur la durée, pas seulement au moment de la signature.
Le détail qui change la lecture
Voici cinq précisions que nous jugeons importantes, et que la plupart des pages « tarifs » du secteur ne détaillent pas — non par malice, le plus souvent, mais parce qu'elles demandent plus de mots qu'un tableau de frais n'en laisse de place.
Notre cabinet n'est rémunéré à aucun moment du premier échange, de la restitution, ni même de votre réflexion. Le flux financier n'existe qu'à partir de la signature effective d'un contrat — jamais avant. Cela signifie qu'un rendez-vous qui ne débouche sur rien ne génère aucune rémunération pour nous, quel que soit le temps investi.
Une commission SCPI, Girardin ou immobilier est perçue une seule fois, à la souscription. Une commission d'assurance vie ou de PER est en grande partie récurrente, perçue chaque année tant que l'encours reste investi. Cette différence de nature crée des incitations différentes : une commission récurrente nous incite structurellement à vous garder satisfait dans la durée ; une commission ponctuelle nous incite davantage à bien calibrer la piste dès le départ, puisqu'il n'y aura pas de « rattrapage » ensuite.
Nous l'avons détaillée en section 8, mais ce point mérite d'être répété tant il est rarement expliqué ailleurs : à l'intérieur d'une même assurance vie, notre rémunération n'est pas neutre selon le support choisi. Les ETF indiciels ISR, peu chargés en frais, versent peu ou pas de rétrocession récurrente ; les fonds à gestion active, plus chargés, en versent davantage — alors qu'à stratégie comparable, leur surcoût pèse mécaniquement sur votre performance nette. Ni le label, ni la classification SFDR n'y changent rien : seuls les frais courants comptent. Cette asymétrie n'élimine pas toute tentation ; c'est justement pourquoi le dosage entre gestion indicielle et gestion active repose sur vos exigences extra-financières, votre horizon et votre tolérance au risque — pas sur le taux de rétrocession du support.
Une commission SCPI d'environ 6 % peut sembler élevée comparée au 1 % de frais de gestion annuel d'une assurance vie. Mais ce pourcentage unique doit couvrir l'intégralité du travail d'analyse et de suivi, puisqu'aucune rémunération récurrente ne suivra ensuite. Comparer un pourcentage one-shot à un pourcentage annuel récurrent, sans ajuster pour cette différence de nature, conduit à des conclusions trompeuses.
Notre activité s'exerce au sein d'EXP Capital (SASU au capital de 1 000 €, RCS Versailles 987 986 247), immatriculée à l'ORIAS sous le n° 25005915 — un registre public que n'importe qui peut consulter sur orias.fr avant de signer quoi que ce soit. En France, l'intermédiation financière est encadrée par deux régulateurs distincts : l'ACPR pour l'assurance et l'AMF pour les marchés financiers, chacun imposant des obligations de loyauté et de transparence envers le client. La plupart des épargnants ignorent que ces deux cadres existent séparément — le premier réflexe de vigilance, lui, ne change pas : vérifier le numéro ORIAS de tout intermédiaire avant de s'engager.
Parce qu'un bon cabinet sait aussi dire non.
Nous préférons être clairs dès le départ plutôt que de vous faire perdre du temps — ou d'en perdre nous-mêmes. Placement-éthique.fr n'est probablement pas le bon interlocuteur si :
Aller plus loin
34 questions directes, sans langue de bois — parce qu'une question inconfortable mérite une réponse complète, pas une esquive.
Pour conclure
Nous ne pensons pas qu'un modèle de rémunération soit, en soi, plus vertueux qu'un autre. Un cabinet fee-only peut être excellent ou médiocre. Un cabinet rémunéré par rétrocessions peut être rigoureux ou complaisant. Ce qui distingue, à notre sens, un accompagnement digne de confiance, ce n'est pas le modèle économique choisi — c'est la disposition à l'expliquer en entier, sans en cacher les zones grises.
C'est, au fond, la même grille de lecture que nous appliquons aux placements responsables : un label ne dit pas tout, une déclaration SFDR ne dit pas tout, un beau récit ne prouve rien — ce qui compte, c'est ce qui est documenté, vérifiable et assumé, zones grises comprises. Nous avons écrit cette page comme nous conseillerions un membre de notre famille : en disant « cela dépend » plutôt que « toujours », en nommant les tentations structurelles plutôt qu'en prétendant qu'elles n'existent pas, et en acceptant qu'une partie de nos lecteurs, après avoir tout lu, choisisse un autre cabinet — ou un modèle fee-only. Ce serait une décision informée, et c'est précisément l'objectif que nous poursuivions en écrivant ce texte.
La confiance ne se décrète pas. Elle se construit, patiemment, par la cohérence entre ce qu'un cabinet affiche et ce qu'il fait réellement. Cette page est notre part du contrat : vous montrer, avant même votre premier échange avec nous, exactement ce que vous pouvez attendre de notre rapport à l'argent.

Alexandre Pollet
Communication, contenu et partenariats — EXP Capital
« On me demande souvent pourquoi nous détaillons nos commissions à ce point. La réponse est simple : on ne peut pas passer ses journées à demander des preuves aux fonds « verts » et refuser d'en donner sur soi-même. Je préfère qu'un lecteur nous dise non après avoir tout compris, plutôt que oui sans avoir tout su. »
Le premier échange est offert
45 à 60 minutes pour cartographier votre situation, vos objectifs et vos exigences extra-financières, et voir si nous sommes le bon cabinet pour vous accompagner. Sans engagement — et maintenant, sans zone d'ombre sur la façon dont nous sommes rémunérés.